« Venir coworker à Cobalt me permet de retrouver ce côté studieux et vivant qu’il manque à la maison… » Rencontre avec une dirigeante polyvalente !

Samira El Abdallaoui a fondé SAMELA, une entreprise de services administratifs externalisés. Sa devise : rigueur et persévérance !

Fiche d’identité :

Samira El Abdallaoui – 39 ans, fondatrice de l’entreprise SAMELA créée en octobre 2017. Coworker à Cobalt depuis décembre 2018.


Sortie d’un Baccalauréat littéraire, Samira a obtenu un BTS Assistante de direction bilingue avant d’entrer dans le monde du travail à 20 ans. Forte de ses expériences au sein de cabinet d’avocats et de chasse de têtes, elle a décidé de mettre ses 17 années d’expériences professionnelles à profit de SAMELA, une entreprise de services administratifs externalisés qu’elle a récemment créée.

Samira, que retiens-tu de ton parcours professionnel ?

Au départ, la voie que j’ai choisie n’était pas évidente car je suis surtout passionnée par la cuisine !  Financièrement, il était plus sage de m’orienter vers un secteur sécurisant. J’ai donc entrepris de faire un BTS Assistante de direction avant de trouver un premier travail dans lequel je suis restée sept ans, avant d’enchaîner quelques postes pour explorer d’autres univers.

Il m’est arrivé de me demander si j’aurais pu choisir une autre voie, mais je ne regrette rien de mon parcours, car j’ai appris la rigueur nécessaire à la structure de mon travail. D’un point de vue personnel, j’ai appris à être réfléchie, à renforcer ma persévérance, à sonder constamment mon potentiel et à me dépasser. Aujourd’hui, je dirige ma propre entreprise depuis plus d’un an et je suis fière de la personne que je suis devenue !

Un jour, je ne travaillerai plus au sens où l’entendait Confucius : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Même si j’aime ce que je fais, ce qui me passionne par-dessus tout, c’est la cuisine et le partage.

Pourquoi t’être mise à ton compte ?

Je n’aime pas m’ennuyer et suis en constante recherche de nourriture intellectuelle. Je ne cesse jamais de me questionner. Autodidacte dans l’âme, je ne me suis jamais limitée à ce que l’on a pu m’enseigner. J’ai adoré apprendre sur le terrain mais également me documenter et étudier divers sujets tels que la physique quantique et bien d’autres, à mes heures perdues.

En entreprise, je me sentais plutôt limitée dans le sens où, je suis très autonome et aurais voulu que ma force de proposition soit plus mise en avant. D’autre part, j’avais besoin de plus de liberté d’actions et d’entreprendre, c’est pourquoi je me suis lancée dans la création d’entreprise.

Comment as-tu eu l’idée de fonder SAMELA ?

En vérité, l’idée-même est venue à moi ! Après plus de 15 ans passés dans différents cabinets d’avocats à offrir ma rigueur et mes compétences et, 2 années passées en cabinet de chasse de têtes ou encore dans les éditions juridiques, je cherchais au plus profond de mon être, comment changer de cap et me lancer dans un nouveau projet avec les nombreuses compétences que j’avais acquises. Forte de ces expériences ainsi que de celles de mon mari, également chef d’entreprise, j’ai passé le cap et me suis lancée !

Pour quel(s) client(s) travailles-tu et en quoi consistent tes tâches ?

Mon client actuel est un avocat, le même depuis le début de la création de SAMELA. C’est un ancien patron que j’apprécie et avec qui j’ai gardé contact. La charge des tâches pour un seul client demande déjà un travail quasi à temps complet, étant donné qu’il s’est lancé, lui aussi, dans l’aventure de la création d’entreprise. Alors, pour avoir davantage de clients, il faudra que mon client actuel atteigne sa vitesse de croisière, ce qui sera bientôt le cas.

En ce qui concerne mes tâches, je m’occupe de la facturation des clients, des relances, de la gestion des ressources humaines en interface avec un prestataire extérieur et de la comptabilité avec les experts comptables de mon client. D’autre part, je gère également le marketing (les listing clients, l’organisation des colloques, petits-déjeuners débats, formations…), en somme, tout ce que mon client peut me demander et qui lui permet de se concentrer sur son cœur de métier.

Illustre nous une journée typique de travail chez SAMELA !

Je n’ai pas de journée typique, tout dépend de la période et des besoins du client. Généralement, les journées sont assez complètes. En fin de mois, il y a toujours des pics d’activités (la paie et la facturation des clients). Par ailleurs, il m’arrive d’avoir des imprévus à gérer de temps à autres pour mon client (litige sur une facture ou formalités administratives à régler, par exemple).

Que préfères-tu dans ton métier ?

Maintenant que je suis à mon compte, c’est… la liberté d’aménager mes horaires, être efficace autrement, ne plus attendre de recevoir des instructions et, pouvoir enfin être force de proposition pour des clients ouverts d’esprit, qui ne demandent qu’à se sentir allégés dans leurs tâches quotidiennes ! J’ai le sens du service et aime améliorer ce qui ne va pas, je suis comme ça !

Quelle est l’expérience la plus marquante dans ton parcours professionnel ?

C’est assurément la première expérience professionnelle que j’ai eu à 20 ans, le cabinet d’avocats dans lequel j’ai travaillé pendant 7 ans. C’était une très bonne école qui m’a appris la rigueur, à structurer ma manière de travailler et à persévérer.

Je me rends compte aujourd’hui de la bienveillance qu’incarnaient certains pour qui j’ai travaillés. Dans un milieu réputé très difficile, ils étaient très humains. Ces années resteront pour moi les meilleures, tant j’ai appris sur le métier comme sur moi-même !

 

Un an après l’immatriculation de ton entreprise, tu as choisi d’être coworker résidente à Cobalt… Avais-tu déjà fais du coworking auparavant ?

Je n’ai jamais fait de coworking avant. C’est en participant à un atelier réparation que j’ai découvert Cobalt. Au bout d’un an, à travailler dans mon bureau au centre-ville ou chez moi en seule compagnie de mes chats qui sont très mignons mais pas très loquaces (rires), j’ai ressenti ce manque de partage que j’ai pu avoir quand j’avais des collègues.

Venir coworker à Cobalt me permet de retrouver ce côté studieux et vivant qu’il manque à la maison et de voir du monde, de me sentir entourée et dans un environnement propice à l’échange. Cependant, je ne viens pas tous les jours car il m’arrive de voyager à Paris, d’avoir besoin de confidentialité ou simplement de préférer l’ambiance maison qui a aussi ses côtés pratiques..!

Qu’apprécies-tu à Cobalt ?

J’apprécie l’ambiance de l’espace de travail en lui-même et ses différentes personnalités qui collent avec le cadre du lieu et ses couleurs. On sent qu’il n’y a pas de rôle à jouer, chacun peut rester lui-même, ce qui casse l’aspect « corporate » des entreprises en général. Je pense qu’on a tous à gagner à être soi-même. C’est une richesse à partager.

Autrement, j’aime beaucoup la déco ! Elle détend, est colorée et a un côté américain que j’apprécie particulièrement. C’est un lieu convivial et en plus, bien placé et accessible en bus à 10 minutes.

Selon toi, qu’est-ce qui différencie un bon, d’un mauvais coworker ?

Je pense que le bon coworker possède un bon relationnel et du savoir-vivre. Il sait être discret et présent à la fois et, évolue dans son univers personnel tout en étant ouvert aux autres. Tandis que le mauvais coworker peut se croire tout seul et potentiellement perturber la concentration des autres !

 

Place aux questions plus… personnelles !

Es-tu fan de musique ? Si oui, aurais-tu un style en particulier ?

Aujourd’hui, je suis ouverte à divers styles donc, j’écoute la musique différemment, mais toujours en fonction de ce que je ressens et des textes ! Quand j’étais plus jeune, j’écoutais beaucoup le groupe U2 car dans les moments difficiles, ça me redonnait de l’espoir, me galvanisait et m’aidait à structurer mes pensées.

Je ne suis plus « fan » d’un groupe en particulier mais surtout des mots, des textes ou d’une mélodie. Jeune, j’adorais la poésie et en écrivais puis, il y a 3 ans, après avoir découvert les textes de Kery James, je me suis mise à écrire des textes de RAP par exemple, pour extérioriser mes émotions et, à reprendre le travail d’écriture sous forme de poésie. Le RAP et la poésie sont à mon sens deux mondes qui étaient faits pour se rencontrer.

Aujourd’hui, je commence à apprécier de plus en plus la musique classique. D’ailleurs, j’en fais écouter à mon bébé en posant les écouteurs sur mon ventre !

Es-tu fan de sport ? Si oui, aurais-tu une idole ou une équipe en particulier ?

J’aime beaucoup l’endurance, j’en faisais régulièrement avant ma grossesse et c’est notamment, de mon point de vue, un des mots « clé » de la vie et qui rime avec persévérance !

Quand je suis allée en Martinique, j’ai eu l’opportunité d’essayer le wakeboard/wakeskate, un sport qui demande beaucoup de concentration, de persévérance et une bonne condition physique au départ mais qui devient vite fun et agréable !

Sinon, comme idole, je dirais Raphaël Nadal, pour sa simplicité et son fairplay. Il a pour moi l’image de la « force tranquille ».

As-tu un film préféré ?

Le dernier qui me vient à l’esprit est « Interstellar ». Je trouve qu’il transporte au-delà de l’entendement. C’est un univers fascinant dans lequel sont rassemblés physique quantique, métaphysique et psychologie, tout ce qui me passionne et qui ne trouve pas forcément de réponses ici-bas ! J’adorerais tout savoir sur l’Univers, sur la conscience et bien d’autres sujets inhérents.

Je citerai aussi le film Forrest Gump, dont une métaphore me revient à l’esprit : « La vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. » Ça me rappelle que, même si la vie peut parfois paraître difficile et qu’elle n’est pas un long fleuve tranquille… Elle n’en reste pas moins une boîte de chocolats ! Parfois, des choses « négatives » en apparences, nous ont été salvatrices dans le futur. Un mal pour un bien, selon l’expression consacrée.

Quelle est d’après toi l’invention la plus inutile ?

La téléréalité ou pornographie sociale, disons-le ! Je trouve qu’elle n’apporte rien de bon à la société.

Quelles sont tes objectifs d’avenir ?

Professionnellement, c’est concrétiser dans quelques années mon rêve de « métier passion », c’est-à-dire développer un concept autour de la cuisine, auquel j’ai déjà beaucoup réfléchi…

Et personnellement, je me sens déjà comblée étant donné que j’ai rencontré mon merveilleux mari et, que nous attendons un heureux événement ! De même, je souhaite à mes proches et moi-même de continuer à nous réaliser dans ce que nous aimons.

Enfin, complète ce début de phrase : « Pour ma défense, je… »

« Pour ma défense, je suis quelqu’un de très attentif et de bienveillant, même si je peux être intransigeante avec le manque de rigueur. L’erreur est certes humaine mais le manque de rigueur, c’est à mon sens de la paresse ! »