[Portrait coworker] Un vidéaste qui veut casser les codes !

« Ce que je trouve intéressant avec la vidéo, c’est qu’en 30 secondes tu peux faire passer 1 milliard de messages ! « . Rencontre avec notre nouveau coworker, Alexis Telemaque, jeune vidéaste fondateur de Vidéo Cut Production.

Fiche d’identité :

Alexis Telemaque, 25 ans, vidéaste, auto-entrepreneur (Vidéo Cut Production), coworker à Cobalt depuis mars 2019.


Alexis, peux-tu nous présenter brièvement ton parcours professionnel ?

J’ai fait plein de choses différentes ! J’ai commencé un bac pro commerce, j’ai ensuite arrêté mes études pendant 1 an et demi, puis j’ai fait un équivalent au bac le DAEU. J’ai poursuivi sur une première année de licence art du spectacle, puis un BTS SIO (Service Informatique aux Organisations), un BTS ESF (Economie sociale familiale), un service civique au lycée Kyoto, et enfin un diplôme d’état CESF (Conseiller en Économie Sociale et Familiale). Après tout ça, j’ai trouvé un travail en temps qu’éducateur social. Par la suite, j’ai choisi de changer de voie et de me lancer en temps qu’auto-entrepreneur dans la vidéo, qui a toujours était ma passion.

Que fais-tu et qui sont tes clients ?

Je fais de la vidéo : production, montage, ateliers, et création de site vitrine WordPress. Je n’ai pas vraiment de clients spécifiques, c’est ouvert aux personnes qui veulent des vidéos plus artistiques et différentes de ce qu’on a l’habitude de voir.

 

Qu’est-ce qui te différencie des autres vidéastes ?

Les vidéos institutionnelles de base ont souvent des structures similaires en termes de plans, colorimétrie etc… J’essaye de casser les codes, de proposer des vidéos plus du style cinématographique, d’amener la touche artistique dans le monde professionnel où les vidéos sont souvent assez conventionnelles. J’essaye toujours de créer un scénario, de raconter une histoire.

 

Une journée type de travail, c’est quoi pour toi ?

Il n’y a pas de journée type, ça dépend des missions. Si j’ai une vidéo de prévue, je réfléchis à un scénario, une histoire, j’essaie de conceptualiser la vidéo. Je regarde beaucoup de film et séries, je passe pas mal de temps sur YouTube pour m’inspirer. J’écoute aussi de la musique car cela me donne des idées. Quand j’ai fini un tournage, je monte mes vidéos avec le story-board que j’ai dessiné ou que j’ai dans la tête.

 

Ce tu préfères dans ton activité :

La liberté qu’apporte l’auto-entrepreneuriat, je suis libre de mes mouvements, de m’organiser comme je veux. Par rapport à la vidéo, j’adore créer, j’ai toujours aimé créer des choses. Ce que je trouve intéressant avec la vidéo, c’est qu’avec 30 secondes de vidéo tu peux faire passer 1 milliard de messages, tu peux susciter des émotions, raconter une histoire, ce que tu ne peux pas forcément faire avec des mots. Ça me permet de libérer ma créativité.

 

Quelle est l’expérience la plus marquante dans ton parcours professionnel ?

Il y en a plein, mais il y en a une qui a le plus de sens pour moi. J’étais en 5ème, j’ai toujours été un mauvais élève, ma professeure principale demandait aux élèves ce qu’ils voulaient faire dans la vie et à l’époque je faisais du basket. J’ai donc répondu que je voulais devenir basketteur professionnel. Elle m’a répondu “arrête de rêver”. Ça m’a marqué, car je trouve ça stupide. Quand tu es jeune, tu as besoin de rêver et l’école nous bride et nous formate, alors que les ados ont besoin de rêver pour se développer et s’épanouir. Chose que je n’ai jamais retrouvée dans le système éducatif traditionnel, qui nous pousse à rentrer dans un moule, et non pas à “être” soi-même.

 

Tu as choisi de devenir coworker résident à Cobalt.

Avais-tu déjà fait du coworking ? Pourquoi a tu choisi ce mode de travail ?

Je n’ai jamais fait de coworking avant. J’ai choisi ce mode de travail pour pouvoir rencontrer du monde, pour me faire du réseau, et pour avoir l’occasion de travailler ailleurs que chez moi.

 

Selon toi, qu’est-ce qui différencie un bon d’un mauvais coworker ?

Un bon coworker, il ne reste pas dans son coin, il est ouvert sur les autres et échange.

 

Qu’est-ce que tu aimes le plus à Cobalt ?

J’aime le lieu, c’est chaleureux, c’est cool, et le fait qu’il y ait des événements.

 

J’ai appris que tu collaborais avec La Fabrique du Numérique (formation qui se déroule à Cobalt) sur une vidéo, peux tu m’en dire d’avantage ?

Ils ont un projet vidéo, appelé “Projet moon”, qui a pour ambition de déconstruire les préjugés dans le numérique. Moi je leur apporte mes compétences technique et artistique. Nous avons travaillé ensemble sur le storyboard, et je vais m’occuper de la réalisation (tournage et montage).

(NDLR : La Fabrique est à la recherche de participants pour le tournage de la vidéo qui se tiendra le 23 avril à l’Ilôt Tison. Si vous êtes intéressés par le projet, contactez Yves : ylelay@fabdunumerique.fr !)

 

Comment s’est nouée cette collaboration ?

J’ai appris par le biais de Cobalt qu’ils avaient des projets vidéo ! Par curiosité, je suis allé les voir et je me suis dit que je pouvais peut-être leur apporter mon aide, et ils ont accepté…

 

Et maintenant, place aux questions plus perso…

Es-tu fan de musique ? Si oui, as-tu un style en particulier ?

Oui, j’écoute de tout mais plus du hip-hop américain.

 

Es-tu fan de sport ?

J’aimais bien le basket, maintenant je fais du fitness.

 

Ton film préféré?

J’adore le film “Heat” de Michael Mann.

 

Quelle est, d’après toi, l’invention la plus utile ?

Internet, car ça permet à chaque être humain d’avoir du savoir à disposition.

 

Ton but dans la vie ?

C’est d’être libre et heureux.

 

Enfin, complète ce début de phrase : Pour ma défense, je… !

Pour ma défense, je mets les céréales avant le lait ! (rire)

 

Pour en savoir plus et découvrir ses réalisations, rendez-vous sur www.videocutproduction.fr

 

Propos recueillis par Sarah Lopes, service civique à Cobalt