« Un jour, un collègue qui faisait de la 3D m’a fait essayer son logiciel et depuis je n’ai pas arrêté d’en faire. » Rencontre avec Alixe, modéliste 3D

Après une formation dans l’architecture d’intérieur, Alixe s’est prise de passion pour la 3D. Découvrez notre coworkeuse canadienne !

Fiche d’identité :

Alixe Desurmont-Girard –  29 ans, modéliste 3D et décoratrice d’intérieur, coworkeuse depuis septembre 2019.

 


Alixe, peux-tu nous présenter brièvement ton parcours professionnel ?

J’ai eu mon BAC en candidate libre car j’avais l’impression que l’école ce n’était pas fait pour moi.

J’ai ensuite fait une MANAA (Mise À Niveau en Art Appliqués) spécialisé dans l’architecture d’intérieur. Pendant cette année là j’étais employé dans la boutique de ma mère à côté, et à la sortie de ma MANAA  je me suis mise à travailler pour elle à plein temps. Ça fait maintenant 9 ans que j’y suis.

 

Concrètement, que fais tu ?

La boutique s’appelle VersusMobili, c’est une enseigne Ligne Roset, un magasin multimarque dans le mobilier et l’aménagement haut de gamme. La boutique est à Mérignac. Nous conseillons et vendons aux particuliers et aux professionnels. 

Je m’occupe principalement de ce qui est vue 3D pour les projets d’aménagement globaux, mais aussi du showroom du magasin, du choix de marques qu’on représente, d’une partie des commandes et réceptions et de la relation aux fournisseurs. Je suis le couteau suisse !

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans le domaine de la 3D ?

Lorsque j’ai commencé à travailler à la boutique je faisais surtout de la vente. Un jour, un collègue qui faisait de la 3D m’a fait essayer son logiciel et depuis je n’ai pas arrêté d’en faire.

 

Comment se passe une journée de travail typique ?

Lors d’une journée de travail typique, j’arrive à Cobalt, je prend un café, et je lis mes mails jusqu’à ce que mes parents ouvrent l’ordinateur à la boutique à Mérignac. La 3D demande d’avoir du matériel très puissant et mon ordinateur à Poitiers n’est pas assez performant, je prend donc le contrôle de l’ordinateur qui est à la boutique, à distance, afin de pouvoir travailler sur la 3D.

 

Que fais tu en 3D ?

J’utilise les bases de données 3D qui me sont fournies, c’est à dire tous les meubles en brut. Ensuite je crée les textures, l’environnement et les lumières. Quand les marques ne fournissent pas les mobiliers je dois les créer depuis le début, je fais alors de la création de A à Z.

 

As-tu une expérience marquante de ton parcours professionnel à nous raconter ?

Un jour, une cliente russe avec beaucoup de moyens est venue pour aménager sa résidence de vacance. Là, je me suis rendu compte que les habitudes de consommation étaient très différentes en fonction des pays. C’était les deux heures où j’ai eu le plus la pression, elle était très exigeante, il fallait aller très vite. Aujourd’hui nous avons une très bonne relation, mais ce jour là c’était assez épique !

 

Parlons du coworking !

As tu déjà fait du coworking ?

Non, mais ma grande soeur qui travaille de façon nomade m’a conseillé d’en faire. C’est ce qui m’a poussé à venir coworker à Cobalt.

 

Qu’apprécies-tu à Cobalt ?

Les personnes qui fréquentent ce lieu, et l’agencement du bâtiments (qui me touche beaucoup car c’est mon travail d’agencer).

 

D’après toi, qu’est-ce qui différencie un bon coworker d’un mauvais coworker ?

Je ne pense pas qu’il y ait de bons ou de mauvais coworkers… Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… 😉

Dis-nous en plus sur toi !

On m’a dit que tu étais d’origine canadienne… Peux-tu me donner une expression de chez toi ?

Quand quelqu’un est gentil on dit “t‘es ben fine”, avec l’accent bien-sûr 😉 !

 

Es-tu fan de musique ?

J’aime bien la musique mais je la vis de façon très personnelle. Je n’ai pas de style préféré, j’écoute de tout, de l’électro indus au rap français. Mon compositeur préféré c’est Franz Liszt, et mon morceau préféré le liebestraum numéro 3.

J’ai aussi été DJ en soirée électro indus dans une petite association de soirée du monde gothique bordelais. C’était il y a 10 ans, j’ai l’impression que c’était dans une autre vie…

Es-tu fan de sport ?

J’ai un penchant naturel pour le hockey sur glace (ça doit être génétique), mais en dehors de ça je préfère l’e-sport.

 

Un film préféré ?

“Ridicule”, c’est un film français qui se passe à la cour du roi de France, c’est une comédie dramatique avec Jean Rochefort (je l’adore!). Je trouve ce film très drôle, très intéressant et j’adore les costumes d’époque !

En film étranger, j’adore “Equilibrium”, c’est une dystopie dans laquelle les citoyens doivent prendre une drogue pour ne plus avoir de sentiments, où pour être plus humain il faut inhiber les sentiments et sensations. C’est très intéressant.

 

Quelle est l’invention la plus inutile, selon toi ?

Les sachets de sucre ! Ils ont été designés pour être ouverts par le milieu mais personne ne le fait. Il paraît que le designeur s’est suicidé par la suite. J’adore avoir ce genre de connaissances inutiles, je trouve ça assez cocasse !

 

Quels sont tes objectifs d’avenir ?

Ce que j’aimerais faire un jour c’est avoir le temps de me consacrer à l’écriture des 2 ou 3 bouquins qui traînent dans ma tête et qui ont envie de sortir. J’aimerais réussir à me dégager le temps nécessaire pour le faire.

 

Enfin, complète « Pour ma défense, je… »

Pour ma défense, je suis née comme ça, il faut blâmer mes parents !

 

Propos recueillis par Sarah Lopes, chargée de mission à Cobalt.