« Tout le monde devrait travailler son réseau, physiquement et en ligne ! » Robin Lecoq (Mamen Medias)

Jeudi 30 janvier, Jean-Christian Rivet et Robin Lecoq, deux adhérents du réseau SPN, co-animaient une conférence à Cobalt, au sujet des réseaux physiques et numériques. À cette occasion, nous leur avons posé quelques questions…

Fiche d’identité :

Jean-Christian Rivet (à gauche) –  dirigeant de Net Stratege, cabinet d’accompagnement en stratégie digitale.

Robin Lecoq (à droite) – co-fondateur de Mamen Medias, agence spécialisée en marketing digital et transition digitale des entreprises.

 


Comment vous êtes vous rencontré ? Et d’où vous est venue l’idée de faire une conférence ensemble ?

Jean-Christian : « Nous nous sommes rencontrés par l’intermédiaire d’Anthony Deneau [NDLR : facilitateur de Cobalt]. Anthony, qui nous connaissait tous les deux, a pensé que nos approches étaient complémentaires. »

Robin : « J’ai fait deux conférences à Cobalt, une à propos de Facebook et l’autre d’Instagram. Anthony est venu me voir pour me demander de co-organiser la prochaine soirée avec un autre adhérent du SPN. Pour la petite histoire, je lui ai dit que je voulais collaborer uniquement avec Jean-Christian Rivet. Ça tombait bien, c’était lui qu’il voulait me présenter ! L’idée était que je fasse l’intervention sur LinkedIn, et qu’en deuxième partie, Jean-Christian parle des réseaux naturels. »

Jean-Christian, le sujet des réseaux te passionne. D’ailleurs, tu as écrit un livre à ce sujet l’année dernière. Pourquoi est-ce si important selon toi de travailler “son” réseau ?

Jean-Christian : « C’est simple, on a besoin de trois choses : du temps, de l’argent et des relations. Les relations viennent du réseau. Avant qu’il y ait une relation commerciale, il y a une relation, et cela grâce au réseau. »

 

De ton côté, Robin, tu as-cofondé Mamen Media il y a tout juste un an. Comment concrètement travailles-tu ton réseau et qu’en attends-tu ?

Robin : « Je le travaille surtout en ligne pour l’instant, beaucoup avec LinkedIn, mais aussi en physique, comme lors de ce genre d’événements. Lorsque je crée une relation en physique, elle se poursuit en ligne, et si affinité, il peut y avoir business, mais il ne faut pas forcer les choses, ça se passe beaucoup selon le feeling que j’ai avec la personne. »

 

Concrètement :

Est-ce que tous les professionnels doivent, selon-vous, travailler leurs réseaux physiques et sociaux ?

Jean-Christian : « Oui, ils doivent travailler leurs réseaux, d’ailleurs, ils l’ont toujours fait. Dès le moyen âge, les vendeurs devaient se faire leurs réseaux pour vendre leurs produits, par exemple. Le principe du réseau est très ancien. Le réseau naturel renforce les relations, et aujourd’hui, le numérique accélère les relations. »

Robin : « Tout le monde devrait travailler son réseau, physiquement et en ligne ! »

 

Pourquoi parler de Linkedin comme du nouvel Eldorado ?

Robin : « Je pense que c’est un réseau qui est sous estimé, mais ça risque de ne pas durer longtemps. Il a une portée incroyable, précise et permet de diffuser une information à un grand nombre de personnes. Je pense qu’il va connaître l’engouement qu’a connu Facebook. Il n’y a pas mieux comme réseau en ligne pour faire de l’auto-promo ! LinkedIn nous permet de mettre le doigt sur les tendances. C’est le market place de la connaissance ! »

Jean-Christian : « On est sur un réseau de professionnels, il y a du contenu de qualité. Ce sont de vrais profils et non des pseudos, c’est un bon réseau pour entretenir des relations, et c’est un média qui permet de diffuser de l’information facilement. »

 

Quels conseils donnez-vous à un professionnel qui débute ce travail autour de sa marque personnelle ?

Jean-Christian : « Je donne toujours le même conseil : jouer la convergence, mixer le numérique et le physique ! »

Rob : « Je conseille l’authenticité et l’intégrité. Il ne faut pas essayer d’être quelqu’un d’autre. Nous sommes tous capables d’être pertinents. »

Aujourd’hui, on a quand même l’impression que tout le monde veut faire parler de soi, mettre en avant son expertise sur la toile… Est-ce que ça ne risque pas de devenir un peu “too much” ?

Jean-Christian : « Ça devient « too much » si ce que tu montres ce n’est pas toi. Mais les « pipoteurs » ne durent pas longtemps. »

Robin : « En effet, il sont discrédités très vite, il y a une autorégulation naturelle. »

 

Propos recueillis par Sarah Lopes, chargée de mission à Cobalt.