« Montrer que l’humain n’est pas incompatible avec le travail. » Rencontre avec Perrine, facilitatrice en intelligence collective !

Rencontrez Perrine, facilitatrice en intelligence collective et fondatrice de Pi-vers !

Fiche d’identité :

Perrine Pauvert, 41 ans, facilitatrice en intelligence collective et coworkeuse à Cobalt depuis février 2022

 


Perrine, peux-tu nous présenter ton métier ? En quoi consiste-t-il ?

J’accompagne des groupes de personnes dans leurs démarches collectives, donc ça passe par des rencontres pour identifier leurs besoins. Ensuite je conçois et j’anime différents temps que j’appelle “des ateliers”, même si aujourd’hui, plein de propositions très différentes s’appellent comme ça…ce que j’organise, ce sont des temps préparés avec un cadre sécurisant où chacun peut exprimer ses idées.

Quels sont les ups et les downs de ton job ?

Les up, je dirais que c’est que je suis tout le temps dans l’action et j’aime beaucoup l’aspect relationnel, les prises de contacts dans des domaines que je ne connais pas.

Et pour les downs, et bien, je suis entrepreneure donc il faut forcément être très motivée, et la partie que j’aime le moins, c’est la partie rédaction de comptes rendus, je dirais !

 

Est-ce que tu peux nous parler de Pi-vers, l’entreprise que tu as créée ?

Avec Pi-vers, il y a deux activités principales, d’un côté, l’accompagnement de collectifs au niveau professionnel ou personnel, que ce soit pour des associations, des entreprises, des collectivités ou des collectifs (c’est-à-dire, un groupe de personnes qui souhaitent avancer sur un projet), par exemple, j’ai eu un collectif qui voulait monter un écolieu. 

D’un autre côté, j’accompagne des adolescents dans leur recherche de projet de vie au-delà de l’orientation ou de leur parcours scolaire, simplement car ce n’est pas mon domaine. Ils construisent leur projet de vie dans sa globalité, que ce soit vie personnelle, et vie professionnelle, ce qu’ils souhaitent faire, leurs motivations, ce qu’ils aiment … et le ou les métiers font bel et bien partie du projet.  

L’enjeu, c’est vraiment d’aller chercher le déclic chez eux, arriver à leur faire prendre conscience que “ah oui, telle chose peut aussi se passer comme ça”, essayer de leur faire voir les choses autrement, sous un autre angle.

Quels parcours t’as mené à ce poste ?

J’ai fait une formation en ingénierie en génie industriel, et j’ai travaillé 9 ans dans différentes industries, structures, sur de la gestion de projets, de la coordination, de la planification, etc… J’ai effectué ce métier dans différents secteurs comme l’agroalimentaire ou la métallurgie, donc des domaines très différents ! 

Par la suite, j’ai effectué 9 ans en banque, ou je faisais majoritairement de l’audit. 

Après ces années en banque et en entreprise, j’ai constaté une perte de sens et de l’Humain avec un grand “H”. L’individu est vraiment considéré comme une tête faite pour effectuer des tâches et pas dans son entièreté. Cet aspect m’a fait me tourner vers une formation professionnalisante de facilitatrice en intelligence collective, justement pour chercher le côté humain, montrer à chaque individu qu’il a toujours en lui ce côté humain, et montrer qu’il n’est pas incompatible de faire son travail en étant nous-mêmes, avec nos émotions, nos sentiments, ce qu’on peut aimer dans notre sphère personnelle et que ce n’est pas une obligation de créer une porte étanche entre notre vie professionnelle et notre vie personnelle.

As-tu une anecdote marquante ou drôle à raconter à propos de ton travail ou de tes expériences professionnelles passées ?

Oui, mais c’est plutôt dans la vie de tous les jours. Facilitatrice en intelligence collective, c’est un “nouveau” métier, et peu de gens connaissent, donc à chaque fois que je dis ce que je fais, on me regarde avec de gros yeux qui disent “ça veut dire quoi ?” alors j’essaye d’expliquer pour que les gens puissent faire un parallèle avec ce qu’ils connaissent déjà.

 

Parlons du coworking !

As-tu déjà fait du coworking avant Cobalt ?

Non, ou en tout cas pas de façon régulière !

Qu’est-ce qui te plaît le plus à Cobalt ?

Le lieu, la disposition, l’aménagement, c’est très lumineux, c’est grand, et ça offre plein de potentielles possibilités, on peut rencontrer plein de personnes qui font plein d’activités complètement différentes de la mienne, et le fait de rompre cet isolement, quand t’es entrepreneure et que tu montes ton activité !

D’après toi, qu’est-ce qui différencie un bon coworker d’un mauvais coworker ?

Je dirais qu’il n’y a ni bon ni mauvais coworker ! Je ne vois pas les choses comme ça, on est tous différents, on fait tous du mieux qu’on peut ! L’enjeu est vraiment sur la communication dans le sens premier du terme, parler, se dire les choses ! On peut mal interpréter certaines choses car on réagit avec ce qu’on est, or, souvent, l’intention n’est pas forcément mauvaise.

Décris toi en tant que coworker en 3 adjectifs ! 

Débutante ! *rires*, enthousiaste, et… studieuse !

Dis nous en plus sur toi !

As-tu une passion ? Laquelle ? 

Je n’ai pas vraiment de “passion” à proprement parler, mais j’ai beaucoup de centres d’intérêts. J’aime beaucoup de choses, la musique, la nature et la marche, j’aime beaucoup la randonnée, etc… Observer la nature, et les grands espaces, leur calme que je recherche pour me ressourcer, et enfin, lire.

Un style ou un groupe de musique préféré ?

Tout ce qui est rock français, par exemple, les ogres de barback, ce genre de groupe… Et des moins connus forcément, comme Debout sur le Zinc, ou les Cowboys Fringants !

Si tu étais un animal, lequel serais tu ?

Un oiseau, forcément, avec Pi-vers… C’est un petit oiseau discret, qu’on entend mais qu’on a du mal à voir. Le pi-vers aussi parce que j’aime le fait de prendre de la hauteur, être libre de ses mouvements, se faire son propre chemin, son bruit caractéristique, ce *tactactactac* ! *rires* Le côté rythmé que j’aime bien, que je retrouve dans la musique. Et pour moi, il rend joyeux, car t’es content quand tu as réussi à l’observer !

 

Plutôt matinale ou arrivée tardive ?

Tardive, j’étais tout le temps en retard ! *rires* Pour moi, être à l’heure… C’est difficile ! J’ai essayé d’élaborer plein de stratégies pour y arriver, je constate un net progrès mais… Il y’a encore des loupés !

Selon toi, quelle est l’invention la plus inutile ? 

Ce serait plus un concept, l’obsolescence programmée… Qu’on fasse réfléchir des gens pour réduire la durée de vie d’un bien ou d’un appareil, j’ai jamais compris… Je sais que c’est fait pour que l’on consomme plus, mais je trouve ça tellement absurde !

Un film préféré ?

C’est toujours dur de n’en choisir qu’un seul… En plus ça doit faire 5 ans que je ne suis pas allé au ciné alors qu’avant, j’y passais mon temps… Donc j’ai des références un peu vieillottes… *rires* Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, pour tous les clins d’œil et la musique, ou encore Le goût des autres, avec Pierre Bacri et Agnès Jaoui… En fait, je suis capable de voir un film pour un acteur que j’apprécie quelle que soit l’histoire !

Quel est ton indispensable au bureau ?

J’en ai beaucoup, je ne sais pas voyager léger… Mon mug, ma gourde, mes petits trucs à grignoter, mon gilet au cas où… J’amène ma maison ! *rires*

Et pour finir, complète la phrase « Pour ma défense, je… »

J’ai une voix qui porte ! *rires* J’ai du mal à parler doucement, donc soit je ne  parle pas, soit bah… On m’entend ! Ça me vaut plein d’anecdotes rigolotes, parce qu’en cours, c’était pas spécialement un atout ! D’ailleurs, ce n’en est pas un non plus dans un espace de coworking ! *rires*

 

Propos recueillis par Marius Besson, volontaire en service civique à Cobalt